“Vous envoyez un message… puis vous regardez votre téléphone toutes les cinq minutes. Vous demandez souvent : ‘Tu es sûr que ça va ?’ Vous avez besoin que l’on vous dise que tout va bien, encore et encore. Et pourtant, ce soulagement ne dure jamais très longtemps…”
Il y a des solitudes qui sont visibles.
Et il y a celles qui ne se voient pas.
On peut être entouré de collègues, avoir une famille, un conjoint, des enfants, recevoir des messages toute la journée… et pourtant ressentir un immense vide.
Cette sensation est bien plus fréquente qu’on ne l’imagine. Beaucoup de personnes qui viennent me consulter me disent un jour, parfois les larmes aux yeux :
« Je me sens seule. »
Ce n’est pas toujours la solitude physique qui fait souffrir. C’est souvent le sentiment de ne pas être réellement compris, de ne pas pouvoir déposer ce que l’on ressent, de porter beaucoup de choses sans avoir l’impression que quelqu’un les voit vraiment.
Par exemple :
- une séparation ;
- un deuil ;
- un burn-out ;
- des enfants devenus grands ;
- un déménagement ;
- une relation où l’on ne se sent plus entendu ;
- une enfance où l’on a appris à tout gérer seul ;
- le fait d’être hypersensible.
La solitude n’est pas seulement l’absence des autres. Elle est parfois la conséquence d’une déconnexion avec soi-même. Lorsqu’on a passé des années à répondre aux besoins de tout le monde, on finit parfois par ne plus savoir qui l’on est, ni ce dont on a besoin.
Ressentir de la solitude n’est pas une faiblesse. C’est souvent un signal. Le signal qu’une partie de nous aspire à être écoutée, reconnue et accueillie. La bonne nouvelle, c’est que cette souffrance n’est pas une fatalité. En comprenant son origine et en étant accompagné avec bienveillance, il est possible de recréer du lien avec les autres… mais aussi avec soi-même.
« Si vous vous êtes reconnu(e) dans ces lignes, sachez que vous n’êtes pas seul(e). Il est parfois difficile de faire le premier pas, mais il est aussi le début du changement. »